Les Nerds fetent Thanksgiving.
déc/090
Jeudi dernier, J’ai passé une excellente soirée, et je tenais à faire un article sur mon blog. Jacky et Sara ont eu la gentillesse d’accueillir une tripottée de Geeks/Artistes dans leur appartement : à savoir Jenova (game designer de Flower), Vee (animatrice 2D qui bosse avec Sara), Shim Be (Un artiste 3D exceptionnel), et moi même.
Et oui, jeudi dernier c’était Thanksgiving. Cette petite tradition qui a lieu lors du quatrième jeudi du mois de Novembre et qui commémore l’entente entre les Colons anglais et les Indiens Wampanoag.
Les préparatifs…
Il est 14h, Jenova est à la bourre (il vient de se réveiller), et on se précipite tous devant la Playstation pour finir Flower avant qu’il ne débarque. Jenova a tellement bossé sur ce jeu qu’il ne peut plus l’encadrer.

15 heures, ça y est. Jenova débarque avec un paquet bizarre. Il s’agit de gelées japonaises aux fruits. Honnêtement, j’ai pas osé gouter… ça bougeait tout seul…



Une bonne bouffe…
Parce que toute la magie de Thanksgiving prend vie une fois que l’on a le bide totalement plein et que l’on a les dents du fond qui baignent, et qu’on se sent obligé de reprendre une platrée colossale de purée… Juste comme ça…
Allez c’est parti, on commence les hostilités. Une bonne grosse dinde, du maïs et de la farce.



Et on a même rajouté note petite touche perso. C’est-à-dire crevettes et Playstation.

Pendant ce temps, Jacky déballe une cinquième manette de Playstation (Shim be sur la chaise, et Sara assise par terre).

Jenova fait le Poser.

Vee nous dessine.



Shim be et Sara jouent à Monsters. Une sorte de Tower defense amélioré, vraiment sympa.

Et moi, je bouffe des crevettes.

La soirée !
Avant même qu’on n’ait eu le temps de dire “ouah putain j’ai le ventre blindé, mais je vais me reprendre un petit peu de dinde”, il faisait déjà nuit.
Et oui, on jouait encore à la console.
Au menu, Street fighters 4, Blazeblue, Bomberman, Geometry wars 2 retro evolved, Flow, et j’ai même pris le temps de les anéantir et les humilier sur Time Splitters 2 !

Et Shim be a dû nous quitter plus tôt que prévu… Il devait lancer des rendus 3D…

Le jeu à la con….
Sara a eu l’excellente idée de lancer un jeu à la con.
Le jeu où l’on doit deviner le nom d’un personnage que l’on a collé sur le front !
Le but est simple. On n’a le droit de poser que 20 questions dont les réponses sont Oui ou Non.






Et en bonus, une petite vidéo de Jenova en train de pinailler. Il ne sait pas qu’il a un Wall-e scotché sur la tronche. Et Jacky ne se doute pas du tout qu’il y a écrit Edward Cullen sur son front…
Bref un bon fou rire et une excellente soirée.
Black Friday.
Une autre tradition, le black friday. C’est le lendemain de thanksgiving et le début des soldes aux Etats-unis.
Les entreprises sont censées réaliser d’excellentes marges. Et le black friday marque la transition entre la période où les magasins sont dans le rouge, et la période où ils réalisent des bénéfices (inscrits en noir dans les comptas).
Bref, ce jour précis, les magasins ouvrent à 4 heures du mat’, et proposent des réductions de fou sur tous les produits.
Les premiers arrivés repartent avec des remises de tarés sur des écrans LCD géants.
Nous sommes allés au Fry’s, une sorte de Fnac géante, mais avec des décorations d’aliens.
Bref, Avec Jacky et Jenova, on est arrivés à 4h du mat devant les portes et nous avons fait la queue dans le froid pour pouvoir rentrer (Vee et Sara n’ont pas voulu venir, elles ronflaient encore quand on est partis).


Mais à la sortie, Jenova et Jacky on réussi à chopper des vidéo-projecteurs pas chers.
Et moi, j’ai pas trop dépensé. Je me suis juste acheté un disque dur de 500 Go.

En y repensant, il n’y a vraiment qu’aux USA qu’on peut faire l’expérience du black Friday.
Imaginez un type qui ressent tellement le besoin de consommer, au point de se lever à 2 heures du mat pour être bloqué dans des embouteillages de fous et faire la queue dans le froid pour pouvoir espérer avoir une remise de 10% sur l’appareil à raclette qu’il convoite tant depuis le mois d’avril. C’est de loin le comportement de consommation le plus primaire et le plus Hardcore que j’ai jamais vu. Bienvenue aux USA.
Ce week end : Vampires, Poney et balade nocturne.
nov/094
Et oui, en ce moment, je passe quasiment tout mon temps libre à squatter chez Jacky et Sara.
Et ce dernier week end était assez chargé.
On a commencé les hostilités par un Twilight New moon le samedi matin. Vous savez, ce film « de vampires » destiné aux adolescentes émo et tiré d’un bouquin bourrés de dogmes mormons.
Verdict. Euh bah, les adolescentes en question (et Jacky) se mettent à hurler à chaque fois que le ténébreux et peu crédible Edward Cullen apparaît à l’écran. Et le film est naze, bourré de clichés de teen movies, avec le fameux bal de prom et tout (ah ça non, j’vous mens pas sur la marchandise ma bonne dame). Et l’espèce de tourte qui a le rôle principal joue vraiment mal, mais mal… Elle ne prend pas la peine d’ouvrir la bouche pour parler, elle cligne des yeux au moins 90 fois par seconde, et puis elle vacille sans arrêt entre le « ah ah je suis contente, je vais construire une mobylette avec mon pote Indien en slip » et le « Ouin Ouin je suis triste, je vais sauter d’une falaise, comme ça, par plaisir ». Du coup le film n’a aucun rythme. Roh et puis y’a aussi le vampire qui évite d’aller au soleil, parce que ça lui colle des paillettes sur la tronche…
Bref, ce film est tellement bourré de défauts, qu’il en deviendrait presque attachant.
Ensuite nous nous sommes baladés dans le centre commercial de Burbank. Et les décorations de noël sont déjà installées.

Et pour prolonger son expérience du mauvais goût, Jacky a acheté un tableau avec un cheval géant, des erreurs de perspective et un arc en ciel.
Jacky est du genre à vouloir absolument acheter les trucs atrocement kitches. Et puis le tableau n’était pas cher. Le magasin a fait faillite et cherchait à se débarrasser de ces croutes à grands coups de -90% (c’est même pas un blague). Et puis le vendeur était vraiment à fond. « C’est une lithographie, ça vient d’Italie… Oh et puis quand vous le mettez à la lumière, le tableau pend vie…. Ah ça oui, le tableau prend vie… »
Voilà une photo dudit tableau.

Honnêtement, je pense que ce tableau est un cas d’école. On retrouve ici, toutes les bourdes qu’il ne faut pas faire lorsque l’on construit une image. Au risque de finir avec un truc kitch a souhait que même les Deschiens ne voudraient pas dans leur cuisine.
Tiens, on va lister toutes les erreurs de composition du peintre et analyser un brin. On va de prime abord, prendre soin de mettre de coté le choix du traitement artistique qui relève totalement du mauvais goût, mais que l’on va supposer comme un critère subjectif (donc promis je ne me moquerai pas de l’arc en ciel) :
- La ligne d’horizon est en plein centre de l’image. Cela donne dès le premier trait une symétrie verticale parfaite. C’est une chose qu’il faut absolument éviter, sauf si vous voulez mettre l’accent sur cette symétrie. (Avouons-le, ici, ce n’est pas le cas, car aucun autre élément ne rappelle cette symétrie). Quand on dessine l’horizon, et a fortiori la mer, il vaut mieux placer la ligne d’horizon aux 2/3 de l’image (en haut ou en bas).
- Le peintre n’utilise pas une palette de couleur, il utilise toutes les couleurs possibles et imaginables. On retrouve ici toutes les différentes teinte de rouge, vert, bleu, orange, jaune ect … En général, il vaut mieux éviter de vouloir caser toutes les couleurs dans son dessin sauf si la motivation première est de détruire la rétine de son voisin.
- Il n’y a aucune ombre. Euh Okay… Avec un soleil couchant comme ça, normalement, il devrait y avoir de longues ombres sur le sol.
- Le cheval est vachement trop gros. Ou les maisons trop petites.
- On peut remarquer de gros problèmes de perspectives sur les maisons. Les points de fuite ne sont absolument pas situés sur la ligne d’horizon. Franchement quand je regarde les maisons, j’ai l’impression d’être dans une vue User sous Max.
- La règle des tiers ? La règle des tiers consiste à diviser son image en trois, horizontalement et verticalement. Les Quatre points d’intersection représentent les points clés de l’image. Il est recommandé de placer les éléments importants de la composition sur au moins un de ces points clés. Ici, Il n’y a strictement aucun élément placé sur ces points.

- Il n’y a pas de ligne de force non plus. Aucune ligne n’invite notre regard dans une direction précise.
- Notons, que le gardien a eu l’excellente idée d’allumer le phare en plein jour.
- Si l’on suppose que le cheval est bien proportionné, il a les pattes arrières totalement enfoncées dans le sable. Du coup le sujet du tableau n’est plus “youpie je gambade dans la mer”, c’est ” Ah au secours, des sables mouvants”, et je présage un destin similaire à ce bon vieux Artax en ce qui concerne ce sympathique petit Poney

Non seulement le peintre a pris le temps d’ajouter des détails (la mer est relativement bien détaillée par exemple), mais il n’a pas pris le temps de corriger ses monstrueuses erreurs. De surcroit il a le culot de vendre ses croûtes. Chapeau l’artiste. Franchement cette peinture me fait penser à ces atrocités faites à l’aérographe que l’on pourrait retrouver sur la carlingue du camion de Dédé.
Actuellement cette œuvre est exposée dans les locaux de Thatgamecompany.
Bon, revenons en à mon week end… Le dimanche, nous avons principalement joué à Army of two. Et regardé le Making of de Ratatouille. Honnêtement j’ai appris plein plein de choses. Et je vous recommande d’y jeter un coup d’œil. Et en mettant le DVD sur pause (parce que j’allais faire réchauffer des noodles au poulet), nous sommes tombés sur cette image de Linguini en train de prendre son pied.

Et le soir, nous sommes allés nous balader au Universal City walk. Notez comme Jacky sais très bien cadrer.




Psychologie inverse.
nov/090
Ce matin, je suis tombé par hasard sur une vidéo qui m’a fait sortir de mes gonds. (merci MSX pour le lien).
Il s’agit du trailer vidéo de Mass we pray, un jeu de simulation d’église pour wii.
Après avoir vomi sur Nintendo, les éditeurs ripoux (Midscape en premiere ligne) et leur logique tueuse de jeux vidéos, au profit d’un casual gaming faiblard et inintéressant (mais rentable), j’ai décidé de prendre cette vidéo à la rigolade.
Je suis allé sur le site officiel : http://www.masswepray.com/
Et voulant jouer a fond la carte du mauvais goût, j’ai voulu envoyer un “Digital blessing” (une bénédiction virtuelle) a notre ami MSX.
Et oh surprise….

Il s’agit en fait d’un buzz promotionnel pour le jeu Dante’s Inferno…. Qui est en fait un jeu tout sauf casual. Un truc bourrin pour ado addicté à l’adrénaline et à l’hémoglobine, dont le but est d’aller en enfer (rien que ça) et de botter le cul des démons qui peuplent les lieux, et ce, tout en prenant soin de leur arracher la colonne vertébrale avec violence et satisfaction.
Bref, hardcore.
Et je réalise que je me suis fait berner.
Bravo les équipes de marketing. Pendant un instant, j’y ai vraiment cru.
Mon petit écart sur la politique nintendo m’a fait penser que je devrais écrire un post sur la différence entre les “bons jeux casual” et les jeux “casual rentables mais a vomir dont nintendo et mindscape sont les fer de lance”… Bientôt… Je vous promet un bon gros pamphlet bien dégueulasse. Je demanderais même a Gab s’ils veut participer a la rédaction.
Ma pause dejeuner.
nov/090
Tous les jours, ou presque, depuis que je travaille chez Sony, je vais manger au Water Garden (à seulement quelques pas de nos locaux).
C’est un joli petit coin où l’on peut regarder patauger les canards, et manger une salade customisable.
Ajourd’hui, j’ai mis tout plein de trucs dans ma salade : Laitue iceberg, menthe, carottes, maïs, dinde au poivre, poulet, tofu, oeufs, roquefort, mozzarella, noix et vinaigrette balsamique.
Du coup, ça ressemble plus a une sorte de tambouille marron qu’a une salade… Mais bon… C’était super bon quand même.

Au water garden, il y a même une sandwicherie avec un cuisinier qui ressemble trait pour trait à Batista (mais malheureusement, je n’ai pas pu le prendre en photo). Je vais essayer de l’avoir pour la prochaine fois.
Pour info, les buildings qui entourent les bassins abritent des entreprises telles que Naughty Dogs, Game Trailers, MTV, ou encore Spike TV.




L’Homme veritable n’oublie jamais la simplicite d’un enfant.
nov/094
Ce midi, repas d’entreprise. Nous sommes allés dans un resto Thaï. Et a la fin du repas, nous nous sommes vus offrir un Fortune-telling cookie. Vous savez, ces biscuits au goût d’Ostie, qui renferment un petit message censé atténuer le choc d’une addition salée…
Bref, quand j’ai ouvert le mien, le petit message à l’intérieur disait ceci : « L’homme véritable n’oublie jamais la simplicité d’un enfant ». (Et là je m’imagine le mec qui est payé pour écrire des constats aussi alarmants sur des bouts de papier planqués dans des biscuits).
Mais je me suis penché deux secondes sur le sens de cette phrase. Et je me suis vite rendu compte que j’ai oublié beaucoup de mes souvenirs d’enfants. Tous ces souvenirs empilés dans un coin de ma tête et sauvagement mis de côté… Tout ça parce que j’ai grandi.
J’ai oublié de rester simple.
J’ai oublié de rester simple face à une société hyper consumériste et numérique dans laquelle la culture et les loisirs sont a portée de clics.
Je regrette un peu cette période. Quand on est petit, tout est simple. Le monde est tel qu’il est, parce que nos parents disent que « c’est comme ça ». On ne se prend pas la tête à savoir pourquoi la terre tourne et de combien de degrés par an. Si l’univers est grand, et bel et bien hypothétiquement infini dans un sens asymptotique du terme. On ne se pose pas la question de savoir d’où on vient, comment on est né, comment est apparu le premier dinosaure, si l’homme de Neandertal a enculé un babouin…
Tout était si simple. Je prenais le temps de m’imaginer en féroce pirate, ou en preux chevalier, et ce, seulement avec deux playmobils et une toupie. Tout ce qui m’importait c’était m’évader dans un univers nouveau et d’être entouré de ceux qui ont toujours été là.

Je profite de ce post pour vous faire partager cette musique issue de Super Mario 64. J’espère que vous aussi ça vous rappelle des souvenirs d’enfance.
N’hésitez pas à faire partager une musique, une histoire, une image, une vidéo qui ont bercé votre enfance.